Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /Nov /2009 20:49
Oi a todos!

Et me voila de nouveau en terres bresiliennes!
Le voyage s'est bien passe mais comme d'habitude tres fatiguant...
Je suis arrivee à l'aéroport de Rio à 7h20 (10h20 en France), j'ai attendu plus d'une heure pour récupérer mes bagages ! Je commençais à croire qu'ils s'étaient perdus...
Puis passage aux douanes où pour la 1ère fois depuis que je viens au Brésil on m'a posé problème parce que j'avais un ordinateur portable... On m'a demandé son prix, ce que j'ai été incapable de donner vu que c'est un cadeau... Il a fallu que je joue de persuasion en disant que non je n'allais pas donné l'ordinateur à quelqu'un ici, que je repartirais bien avec une fois mon séjour au Brésil terminé, etc.
A la sortie, Eul, de la Casa do Menor m'attendait avec une petite pancarte. Petit détour dans le quartier de Tijuca où il devait récupérer une imprimante avant de prendre le chemin de Nova Iguaçu, la ville où est présente Casa do Menor. Le trajet a été plutôt long, il y avait d'énormes bouchons ! Le traffic routier en comparaison à Salvador n'a rien à voir, à Rio tout est multiplié !
J'observe beaucoup, je pose des questions : je suis de nouveau au Brésil et, malgré la chaleur et la fatigue, je ne veux perdre aucune miette de mon séjour ici, surtout qu'il sera court et plutôt intense !

J'arrive à Miguel Couto, le quartier de Nova Iguaçu où se situe la Casa do Menor puis à la pousada (petite auberge) tenue par la Casa do Menor(CDM) pour l'acceuil de visiteurs comme moi, vers 11h du matin, impatiente de poser mes affaires, de prendre une douche et de m'allonger un peu... Je rencontre Tia Conceição, qui s'occupe de la pousada et elle me dit qu'elle n'était même pas au courant de mon arrivée et que donc elle n'avait pas préparé de chambre pour moi !!! Ça commence bien ! Heureusement, il y avait une chambre de libre.
Vers 12h, direction les locaux de la CDM pour déjeuner et rencontrer les personnes avec qui je vais travailler pendant ma mission.

Je suis toute de suite impressionnée par l'ampleur des bâtiments et par le nombre de personnes qui ciruculent ici. CDM est une grosse structure qui emploie 80 personnes et accueillent quotidiennement plusieurs dizaines de jeunes du quartier pour des cours de professionnalisation : électricité, mécanique, coiffure, boulangerie, informatique, serrurerie, manicure-pédicure et prochainement (vu que le but de ma mission est d'y travailler) cuisine.
Il y a déjà un espace restaurant ainsi qu'un snack qui fonctionnent et où les élèves et les membres de l'asso peuvent manger. Il y a aussi une petite boutique sociale, où sont vendus des produits de la CDM (t-shirt, agenda, livres, etc.) mais aussi des bijoux, des vêtements, des accessoires, etc.
Et aussi, l'endroit est beau, coloré, des espaces verts, de l'espace : c'est convivial et chaleureux.
Je rencontre donc Claudio Marcio (chargé des partenariats et des projets), Taissa (responsable des activités génératrices de revenus et future responsable du "restaurant-école" qui sera mis en place par le projet sur lequel je viens travailler), Stegio (responsable de l'unité de CDM à Miguel Couto), entre autres.

Il faut savoir que CDM est présente dans plusieurs endroits du quartier de Miguel Couto, sous forme de "casas lares" (maisons d'accueil) où sont accueillis des enfants et adolescents qui sont en situation d'abandon par leurs parents, ou qui ont souffert de violence ou bien qui étaient dans la rue. Ces maisons accueillent une moyenne de 12-15 enfants, elles sont gérées par des mères et pères sociaux qui accompagnent les enfants et les jeunes, les accueillent comme leur famille et leur donnent tout l'amour dont ces enfants et jeunes ont besoin. Ces enfants, de 0 à moins de 18 ans sont placés dans ces maisons par décisions de justice, la CDM est reconnue comme une institution d'accueil. Une fois dans ces maisons, le travail des mères-pères sociaux et des membres de la CDM est de travailler à la ré-insertion des enfants dans leur famille, puis quand il sont un peu plus grands de les encourager à étudier et à suivre des formations en vue de trouver un travail quand ils sortiront des "casas lares".
Depuis quelques temps, une nouvelle loi brésilienne impose aux maisons d'accueil du type de celles de la CDM que les enfants accueillis ne restent que 2ans dans les maisons. Et c'est un problème parce que souvent en 2ans, tout le travail de ré-insertion, de formation, tout le processus qui fera que les enfants et les jeunes retrouveront confiance et estime de soi leur permettant d'aller de l'avant et de construire leur vie, ne suffit pas. Et bien souvent ces enfants et ados se retrouvent à nouveau dans la rue livrés à eux-même, cibles de traffics ou de violence...

Je m'égare un peu en vous parlant déjà de l'asso et de ses activités alors que je voulais y consacrer un article à part, mais je suis tellement impressionnée et admirative de tout le travail fourni ici!

Pour en revenir à ma 1ère journée ici, le contact avec les membres de l'asso a été très bon. Aprés le repas, je me suis reposée un peu à la pousada puis j'ai rejoint les coordinateurs des différents secteurs de CDM pour une petite réunion de présentation de chacun d'eux et de leurs activités. Puis je me suis présentée à mon tour et j'ai visité les locaux de l'association.
Puis je suis rentrée à la pousada me reposer un peu, bouquiner, discuter avec les autres personnes qui y sont hébergées, en l'occurence 2 italiens (une fille et un gars) et  brésiliens de São Paulo. A la fin de cette semaine, d'autres personnes (dont un groupe d'italiens et un allemand) doivent arriver. Pour le petit détail, le Père Renato, fondateur et vice-président de la CDM, est italien, donc beaucoup des visites viennent d'Italie. Un peu comme beaucoup des visites à Criança e Familia, l'asso où j'ai travaillé à Salvador étaient français, car Bernadette, la présidente est française.
En attendant, c'est une bonne occasion de réviser un peu mon italien qui depuis le lycée était très très enfoui au fond de ma mémoire !

Le soir, nous avons dîné tous ensemble le repas que nous avait préparé Conceição, nous avons discuté un peu mais vers 22h la fatigue a été plus forte et je suis allée me coucher. J'ai plutôt bien dormi malgré la chaleur, on m'a bien fourni un ventilateur mais il faisait tellement de bruit (on aurait dit le moteur d'un avion qui décole !) que j'ai préféré avoir chaud !
Réveil ce matin vers 7h, puis à 8h direction la CDM où une petite cérémonie avait lieu dans la chapelle. Tous les jours, les membres et les élèves se réunissent à la chapelle pour commencer la journée. Aujourd'hui c'était l'occasion de me présenter.

Puis vers 10h, je suis allée visiter des "casas lares" avec le Père Renato (rentré la veille d'un voyage dans le nord-est du Brésil), Angela (coordinatrice des "casas"), Maria Itaimara (qui fait partie d'une des maisons et qui est "jeune-apprentie" à CDM - je vous expliquerai plus tard ce que c'est) et Stefania, l'italienne.
Dans le quartier de Miguel Couto, il y a  maisons d'accueil : la maison Herbal life qui accueille les tous petits de 0 à 7 ans, la maison Dom Bosco et Angelo qui accueille des jeunes garçons de 10 ans à moins de 18ans, la maison Vila Claudia qui fonctionne plus comme un centre d'accueil de jour avec des cours de soutien, des activités culturelles et sportives, puis la maison Esperança qui accueille des frères et soeurs et enfin la maison Irmã Maria qui accueille des jeunes filles de 12 à moins de 18 ans.
La visite a été très rapide parce que l'après-midi était déjà prévue pour une réunion sur le projet de "restaurant-école".

La réunion a surtout permis de faire un point sur les avancées du 1er projet de la Croix-Rouge monégasque avec la CDM, c'est-à-dire les travaux nécessaires au projet.
De tout ça, je vous en parlerai un peu plus tard. En attendant je vais vous laisser et je vous dis à bientôt !

Abraços!
Par Gaëlle.
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Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /Nov /2009 18:45
Pour vous situer un peu, cherchez le petit numéro 7 qui correspond à Nova Iguaçu, juste à côté de Rio.



Par Gaëlle.
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Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /Nov /2009 18:15
Bonjour !

Après avoir lâchement abandonné ce blog à mon retour du Brésil en juin dernier, je le reprends pour un petit mois.

Je repars au Brésil demain 23 novembre comme volontaire déléguée de la Section Humanitaire Internationale (SHI) de la Croix-Rouge monégasque (CRM) pour une mission auprès d'une association d'une ville juste à côté de Rio de Janeiro dans une région appelée Baixada Fluminense.

Pendant 19 jours exactement, mon travail sera de mener une étude de faisabilité avec les membres de l'association Casa do Menor (pour plus d'infos, rdv sur le site www.casadomenor.org.br ou http://solidarone.free.fr/solidar-one/casadomenor.pdf ; ce 2e lien est en français) en vue de la mise en place d'un projet de formation dans la restauration au profit de jeunes du quartier où est située l'association, Miguel Couto, à Nova Iguaçu.

Pour en savoir plus sur les actions de la Croix-Rouge monégasque :  www.croix-rouge.mc, rubrique Les actions dans le monde, puis Section Humanitaire Internationale. Sur la droite de la page, il y a des newsletters qui reprennent les actualités et les projets de la SHI.

Je pars donc demain, enfin ce soir de Clermont-Ferrand pour m'arrêter à Saint-Etienne d'où ma soeur pourra m'amener jusqu'à l'aéroport de Lyon demain après-midi.
Je décolle de Lyon à 18h05, j'ai une escale à Lisbonne au Portugal, d'où je prendrais un avion pour Rio à 23h20. J'arriverai le lendemain à 7h20 (10h20, heure française).

Je resterai plus ou moins 3 semaines à Nova Iguaçu pour le projet avec la Casa do Menor. Rio étant juste à côté, je profiterai pour visiter de nouveau cette cité merveilleuse, comme elle est appelée. Ma mission avec l'asso se termine le 11 décembre. Après cette date, j'irais à Belo Horizonte, visiter une amie puis je prendrais l'avion pour passer 5 petits jours à Salvador de Bahia, ma ville d'adoption au Brésil. Je profiterai de ces quelques jours pour voir ma famille d'accueil, les membres de Criança e Familia, l'asso avec qui j'ai travaillé pendant mes séjours précédents et quelques amis.
Je ferais aussi un point avec l'asso par rapport au projet pour lequel j'avais travaillé à une demande de subvention auprès du Secrétariat général de la CRM, étant sur place.

Après tout ça, il sera temps de rentrer... Je reprendrais l'avion le 20 décembre à 23h de Rio, nouvelle escale à Lisbonne puis arrivée à Lyon le 21 à 17h25.

J'espère que j'aurais le temps de mettre quelques nouvelles régulières sur le blog, mais ça risque de passer très vite !

En attendant de vous raconter mon séjour, à bientôt !
Abraços!
Par Gaëlle.
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Samedi 30 mai 2009 6 30 /05 /Mai /2009 22:31

Et oui le temps passe vraiment trop vite, déjà 4 mois que je suis au Brésil et je ne vois pas le temps passer… Je continue à m’occuper, entre mes cours de français à l’association, les cours d’anglais avec les petits de l’école et j’ai trouvé d’autres personnes pour des cours. Au milieu, je passe du temps aussi à l’association, je me balade, on sort dans des fêtes et j’organise ma petite vie…

 

 

Le Candomblé

 

Le 11 mai, Luciano m’a amené dans une cérémonie de candomblé, qui est un culte afro-brésilien très important dans l’Etat de Bahia et à Salvador. Salvador – qui compte pas moins de 365 églises, ce qui en fait la capitale religieuse du pays – est souvent appelée la Rome noire parce qu’elle abrite les plus anciennes et authentiques maisons de candomblé, qu’on appelle ici « terreiros de candomblé ». Dans quartier de Salvador, on peut se promener autour du Dique dos Orixas, un lac articifiel au milieu duquel sont élévées des statues avec les dieux du candomblé.

Cette religion est aussi importante que le catholicisme et tire ses origines comme son nom l’indique de cultes africains, importés par les esclaves de l’Afrique de l’Ouest. Elle a été interdite jusqu’en 1970 et a été – et est encore parfois – considérée comme une religion du diable… Chaque terreiro est « sous la responsabilité » d’un « pai de santo » ou « mãe de santo ». Ce sont eux qui dirigent les cérémonies en dansant en l’honneur des dieux du candomblé, les « orixas », et au son des percussions. Chaque danse et la musique qui l’accompagne sont un moyen de communiquer avec le dieu invoqué et il n’est pas rare que les pai et mãe de santo, ainsi que les fidèles, entre en transe au cours de ces cérémonies ; ce qui est parfois impressionnant…

Chaque orixa est associé à un élément de la nature : l’eau salée, l’eau fraîche, les chutes d’eau, les forêts, les plantes, les éclairs, la justice, le temps et bien d’autres. Chaque orixa a une représentation bien spécifique avec une couleur dominante. Chaque orixa peut être associé à un saint du catholicisme – d’ailleurs certaines prières en sont directement issues – et sera célébré aux mêmes dates.

Les « Bahianas », les femmes vêtues de blanc et vendant les acarajé dans les rues de la ville remplissent leurs obligations vis-à-vis de leur terreiro de candomblé.

 

La Chapada Diamantina

 

Le week-end du 16-17 mai, on est parti dans la Chapada Diamantina avec Luciano, ainsi qu’avec 2 anglaises (Lila et Julia) et un israélien (Naor). La Chapada, j’en avais déjà parlé lors de mon 1er séjour au Brésil, c’est un parc naturel national abritant des paysages magnifiques : massifs montagneux aux formes atypiques, rivières se succédant en innombrables et vertigineuses cascades, grottes aux formations rocheuses impressionnantes, bassins aux eaux cristallines, tout ceci au milieu d’une nature luxuriante et apaisante.

La Chapada est située à 500km de Salvador et s’étend sur une superficie de 84 000 km².

La ville principale est Lençois, petit village typique aux maisons colorées et aux rues pavées. A l’époque de « la ruée vers le diamant », c’était une ville très importante pour le commerce européen de joyaux.

Il y a plusieurs options pour découvrir la Chapada : des excursions à la demi-journée ou à la demi-journée avec des parcours de randonnées combinés avec des trajets en voiture, ou bien – et ça a été l’option choisie par notre groupe – des trekkings de 2 jours minimum jusqu’à 10 jours. Par trekking, on entend bien sûr sac à dos, chaussures de marche, tente et sac de couchage, nuits à la belle étoile et douche dans les rivières, souvent glaciales !!

 

Nous sommes partis en bus le vendredi 15 à 23h30 de Salvador pour arriver à 5h du matin à Lençois. Un ami de Luciano, Marcelo, qui est guide depuis plus de 10 ans dans la Chapada nous attendait. Il nous a accompagné jusqu’à une petite pousada où on a pu prendre une douche et se reposer quelques heures après le voyage en bus. Puis, samedi à 9h, tout le monde était prêt pour le fameux trekking de 3 jours. On a fait le trajet Lençois-Vale do Capão (une autre ville du parc) en voiture. C’est de là qu’a commencé notre aventure qui promettait d’être mémorable. Après une marche de 1h (la montée à été plutôt dure…), on arrive au sommet de la 1ère montagne d’où on peut avoir une vue sur le village de Capão et sur une partie de la Chapada. Puis encore 1h de marche pour arrivée au sommet de la « cachoeira da fumaça ». En se penchant par-dessus la falaise on peut voir un filet d’eau qui après une chute de 340 mètre de haut se transforme en nuages de bruine et en fumée (fumaça, d’où le nom cascade de la fumée). Vraiment magnifique et frissons garantis. La 1ère fois, j’avais vu cette cascade mais le temps été couvert et c’était moins impressionnant.

Après une pose photos, on a repris notre marche pour contourner la cascade et descendre la montagne. En route, traversées de rivières, escalade de rochers, chemins à travers la forêt, avec toujours des paysages magnifiques. Le soir on est arrivé à notre lieu de campement pour la nuit au creux d’une grotte et au bord d’une rivière. La 1ère journée a été bien fatigante et pour ceux (comme moi) qui n’ont pas vraiment l’habitude de marcher autant, avec qui plus est un sac de 10kg sur le dos, le repos était bienvenu. Après un brin de toilette rapide dans la rivière, Marcelo nous a préparé notre repas puis tout le monde est allé se coucher, pour une nuit à la belle étoile.


Le 2e jour, nouvelle excursion mais sans les sacs à dos car on devait ensuite revenir sur nos pas pour continuer le trekking. L’excursion du dimanche nous a amené au pied de la cachoeira da fumaça. La veille, on avait l’impression que le bassin d’eau où tombait l’eau de la cascade était minuscule mais il s’est avéré bien plus imposant vu de près. Malgré l’eau gelé qui nous tombait dessus en pluie fine et le vent, on s’est aventuré dans le bassin d’eau pour une baignade, très glacée !

Puis retour au campement, où finalement on est resté la 2e nuit car il était trop tard pour aller au 2e campement. Vers 17h, il a commencé à pleuvoir et on a du tous s’abriter dans la grotte pour une nouvelle nuit.

Le lundi, réveil matinal pour lever le camp vers 9h pour terminer le trekking. Et ça a sans doute été la journée de marche la plus difficile des 3 jours : accumulation de la fatigue, épuisement des muscles (je ne sentais plus mes jambes) et sac à dos, certes plus légers car moins de nourriture à porter. Malgré tout le dernier jour a été magnifique avec encore une fois des paysages magnifiques et des souvenirs plein la tête. J’aimerais pouvoir être écrivain pour vous décrire le mieux possible ce qu’offre à voir la Chapada mais je crois vraiment que le meilleur moyen de le voir de ses propres yeux. Même les photos que je mettrais plus tard sur le blog ne rendent pas aussi bien.

Si l’envie vous en dit, je connais un très bon guide !

Le lundi on est arrivé à Lençois vers 19h, totalement lessivés, surtout les nanas ! Normalement on devait reprendre le bus de 23h pour rentrer le soir même à Salvador mais le besoin de repos a été plus fort, et les 2 anglais et l’israélien voulait visiter un peu la ville de Lençois. Donc finalement, on est rentré à Salvador que le mardi après-midi.

 

Voilà pour les récits de mes dernières excursions. Il me reste 2 mois au Brésil et je suis en train de réfléchir pour aller, fin juin-début juillet, jusqu’à São Paulo rendre visite au couple qui m’y avait accueillie en 2007, puis aller jusqu’à Foz d’Iguaçu et ses fameuses cascades, et pourquoi pas aller jusqu’à Buenos Aires… Mais ce n’est pas sûr. Ce que je veux faire en priorité c’est faire un coucou à Adriana et Emerson et voir les chutes d’Iguaçu… Je vous en dirais plus la prochaine fois…

 

Sur ce, je vous laisse et vous dis à bientôt.

 

Abraços brasileiros.

Par Gaëlle.
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Mercredi 6 mai 2009 3 06 /05 /Mai /2009 21:44

Hello tout le monde !!!

Plus d'un mois sans rien écrire sur le blog.... OUPS...
J'avoue que je prends pas vraiment le temps d'écrire parce que ça prend pas mal de temps et que je n'ai pas l'occasion d'avoir un ordi à disposition pour des heures... Les cyber cafés, ça revient vite cher... Aujourd'hui je profite de l'absence d'une des secrétaires de l'asso pour monopoliser son ordi...

Bon alors, depuis le dernier post quelles nouvelles ??

Tout d'abord, si vous vous souvenez bien, mon billet de retour devait être le 30 avril, nous sommes le 6 mai et je suis toujours au Brésil !!!! ET oui j'ai pas résisté, j'ai prolongé mon visa touriste et donc repousser mon billet de retour... ET tant qu'à en profiter au maximum, j'ai repoussé au 30 juillet !


Alors renouveler le visa, ça a été toute une aventure... J'ai du m'y prendre à 5 reprises !! La 1ère fois je ne suis pas allée dans le bon bureau de police fédérale, il fallait aller à celui de l'aéroport qui se trouver à plus de 20km du centre de Salvador et genre 30-35km du quartier de ma famille d'accueil, donc de longs trajets en bus...
La 2e fois, on m'a demandé de revenir avec mon billet d'avion de retour, même si je voulais le faire modifier...
La 3e fois, un samedi, c'était fermé !!!!! AHAHAHAHAHAHAH
La 4e fois, un lundi, le système informatique de la police féderale était hors service !!!! A nouveau AHAHAHAHAHAHAH
La 5e fois, enfin la bonne, après avoir imprimé un document de demande de prorogation de visa avec la somme à payer, après avoir payé la prorogation à la banque, après être retournée à la police fédérale (à l'aéroport) et avoir rempli un formulaire de 3 pages, j'ai enfin pu recevoir le simple tampon et la date à laquelle je suis autorisée à rester sur mon passeport !!
Y'a de quoi enrager mais bon... La bureaucracie et le service public brésilien n'ont rien à envier aux français...

Donc encore 3 mois en perspective et je suis plutôt contente !!!
Bon par contre depuis depuis mi-avril, c'est la saison des pluies qui a commençait et le Brésil sous la pluie c'est assez déprimant parce que même si il fait encore assez chaud (25-27 contre 30-35 degrés d'habitude) quand il pleut ici c'est des trombes d'eau énormes, pendant des heures !! Avec pour conséquences : bouchons énormes dans les rues, inondations des rues et de certains quartiers, dans les quartiers les plus pauvres éboulement de terrain et/ou effondrement de maisons... Aujourd'hui, le soleil est revenu... En espérant que ça dure, au moins jusqu'au week-end...

Sinon côté boulot, mes recherches "dans mon domaine" n'ont pas été beaucoup plus fructueuses... Les démarches que j'ai faites en allant déposer CV et lettres n'ont pas abouti soit parce qu'il n'y a pas de poste à pourvoir, soit à cause de mon visa touriste qui ne permet pas de travailler, soit parce que les structures n'ont pas les moyens d'employer une nouvelle personne, qui plus est une étrangère, ce qui impliquerait les frais pour les démarches du visa de travail...`
Entre temps, j'ai fait des recherches et j'ai découvert qu'il existe un accord de coopération et d'échange de travailleurs entre le Brésil et le Portugal et vu que j'ai la nationalité portugaise, je me suis dit que je pouvais tenter de cette façon... SAuf que ça reste compliqué, parce que je n'ai pas de passeport portugais mais seulement une carte d'identité... Puis pour faire initier le processus, c'est super compliqué aussi, il faut aller à la police fédérale, puis au Ministère du travail et de l'immigration, pour en savoir plus sur les démarches. Mais les conditions primordiales sont d'avoir un passeport portugais et y résider, ainsi qu'une promesse d'embauche dans une structure ou entreprise brésilienne....
Donc c'est pas gagné !!!


Mais je continue de donner un coup de main à l'asso, de donner des cours de français à quelques jeunes. J'ai d'ailleurs aussi commencé à donner des cours de français à une ancienne employée de l'asso et des cours de portugais à un français qui est de passage à l'asso et qui a du mal à se faire comprendre...
Entre temps, j'ai aussi trouvé pour donner des cours d'anglais dans une école communautaire proche de l'association. J'ai commencé cette semaine, 4h par semaine avec des classes de primaires, et pour l'instant ça se passe bien. C'est une nouvelle expérience en perspective !
PAr contre, vu que c'est une école communautaire donc avec peu de resources, je ne suis pas payée énorme... Mais le minimum d'ici, ce qui m'aide surtout à payer le bus... ET bout à bout avec les autres cours, c'est pas trop trop mal...
Même si les 3mois à venir vont être plutôt restreints...

Voilà sinon, je continue à découvrir Salvador et l'état de Bahia.
Le week-end du 4-5 avril, on est parti avec Luciano dans le petit village d’Itacaré au sud de Salvador. On est parti le vendredi 3 au soir pour 9h de bus... C’était plutôt long et le bus était pas super confortable. En plus la clim était à fond et j’avais pas prévu de prendre un  pull ou un t-shirt à manches longues...

Arrivée le samedi matin vers 7h, sac à dos, en route pour trouver une pousada où poser les sacs et récupérer un peu de la nuit dans le bus.

Itacaré c’est une petite ville de pêcheurs qui s’est transformé en colonie hippie dans les années 60-70 puis en « spot de surf et de plongée » plus récemment. En pleine saison, les rues sont pleines de touristes, surtout des israéliens, d’ailleurs beaucoup de resto et boutiques sont tenues par des israéliens, ils sont partout !!

On y est allé en saison creuse, car début de la saison des pluies donc c’était plutôt vide, d’après ce que disait Luciano qui a eu l’occasion d’y aller en pleine saison. Mais au moins c’était plus tranquille.

Par contre le samedi et dimanche, le temps a été plutôt couvert donc pour profiter de la plage c’était pas top mais on a pu se balader pas mal.

D’ailleurs le dimanche on a fait une balade à travers la Mata Atlantica pour aller sur une plage paradisiaque mais on est jamais arrivé sur la fameuse plage !! Luciano a fait son boss en disant qu’il connaissait le chemin qu’il l’avait fait plusieurs quand il était venu à Itacaré mais en fait on a tourné en rond et aprÈs 2h on est arrivé sur une plage mais celle d’où on était parti !!!! L’excuse de Luciano : « la forêt nous a pas autorisé à rentrer parce qu’on a pas demandé la permission... » La bonne blague ! En discutant avec des gens de l’endroit, beaucoup m’ont dit ça aussi...
Enfin au moins, ça a permit de faire du sport !!

Le lundi matin, on s’est levé tôt pour retenter la balade vers la fameuse plage et cette fois ça a été la bonne. ET aussi bizarre que ça puisse paraître leur histoire de demander la permission pour rentrer dans la forêt m’a semblé vraie parce qu’on est passé par un chemin que la veille n’était pas tracé... Bizarre bizarre !!!

Enfin, retenter la balade a valu le coup parce que la plage, appelée Praia da Prainha, valait vraiement le coup !!! Un endroit à couper le souffle !!! Je vous laisse admirer les photos, ça vaut mieux que les mots !

Le temps de se baigner 2 fois et de lézarder un peu au soleil, il a fallu faire le chemin inverse car on reprenait le bus de retour pour Salvador le soir même à 19h... Ce fut court mais bien sympa !!

 

Le week-end du 25 avril, le fameux samedi où je suis allée à la police fédérale pour mon visa et que c’était fermé, j’ai profité que l’aéroport soit proche des plages pour me balader un peu au nord de Salvador, en particulier à Itapoã où il a y un phare.

La balade sous le soleil a était de 1h-1h30 et s’est soldé par un sacré coup de soleil sur les bras et le bout du nez !!!

Après ma longue balade, j’ai repris un bus pour aller jusqu’au quartier de Barra où j’ai rejoins Uiliane, ma soeur brésilienne pour manger un bout puis aller à l’Alliance Française. Mi-avril, l’Année de la France au Brésil a commencé avec des expos, des spectacles, etc. ET je voulais aller chercher un programme à l’AF mais il n’y avait rien... 
Puis retour à la maison où j’ai commencé à me rendre compte que j’avais pas mal chauffée sous le soleil... Direction la douche et badigeonnage de biafine !!!

 

Le 1er mai, ici aussi c’est férié pour la fête du travail donc nouvelle balade.

Avec Camille (française que j’avais rencontré en 2007 quand elle était venue participé d’un chantier pour l’asso avec un groupe d’amis et qui est revenue pour 6 mois) son frère et une copine à eux, on est parti pour la journée à Praia do Forte, une petite ville de plage comme son nom l’indique ! Mais on a voulu y aller surtout parce qu’il y a un projet de protection et préservation des tortues marines, le projet TAMAR (TA pour tartarugas, tortues en portugais et MAR pour marinhas, marines en portugais).

Praia do Forte est à un peu plus de 60km de Salvador, on a du partir tôt le matin en bus et on est arrivé à destination vers 10h30.

On s’est d’abord baladé un peu sur la plage jusqu’à des piscines naturelles à l’eau transparente. Puis, on a mangé une moqueca de poisson, crevettes et autres fruits de mer, un regal !!! Et l’après-midi on a visité le projet des tortues. C’est un projet de protection et de préservation qui existe dans plusieurs états brésiliens le long de la côté où de nombreuses tortues viennent pondre leurs oeufs ou bien au large de laquelle de nombreuses tortues sont prises dans des filets.

Pour plus d’infos (parce que je me rappelle pas de tout ce que j’ai lu et aussi parce que j’ai plus beaucoup de temps pour écrire), voilà le site du projet.

http://www.tamar.org.br/ingles/

 

La visite a duré presque 2h et après on s’est posé un peu sur la plage avant d’aller reprendre le bus pour rentrer à Salvador. Journée remplie mais fatiguante.

Puis le week-end a commencé sous la pluie...

 

Ah autre nouvelle, avec Luciano on a emménagé la semaine dernière dans un appart pour être un peu plus tranquille, parce que jusqu’à maintenant il était en coloc avec ses potes de capoeira, et bien que je les trouve sympas, ça commençait à être pesant...

Donc depuis dimanche, j’ai déménagé mes affaires de chez ma famille d’accueil pour l’appart, qui est situé dans le centre.

 

Voilà je crois que c’est tout pour les nouvelles !!

Après tout ce temps il y en avait pas mal !

Je vous laisse vous régaler les yeux avec les photos et je vous dis à bientôt !!!

 

Abraços brasileiros

 

Par Gaëlle.
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